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 gold on the ceiling (reagan).

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Julia Molony

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ARRIVEE A WM : 06/08/2013
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CREDITS : Shiya & Tumblr.
AVATAR : Emmy Rossum.
PSEUDONYME : Redhedlund.
♡ STATUS : Instance de divorce.
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MessageSujet: gold on the ceiling (reagan).   Jeu 8 Aoû - 9:56



Le Blue Moon, dix ans que j’y ai pas foutu les pieds et la boite n’a pratiquement pas changé. Je regarde autour de moi rapidement, cherchant Allie, la vieille amie que j’suis venue retrouver qui voulait me voir depuis que j’suis revenue. Quoi de mieux qu’une boite de nuit pour des retrouvailles ? En l’attendant, ou plutôt flemme de la chercher partout, le bar est le premier endroit vers lequel je me dirige. « Molony ! » J’me retourne en voyant la blonde venir vers moi et la prends dans mes bras. Je lui propose de boire un verre, même si elle en a déjà un à la main. Je demande deux vodka au barman et bois la mienne cul sec avant d’en demander une autre. « Au fait, j’ai vu Tom tout à l’heure dans le coin. Je crois qu’il était bourré. » Je la fixe pendant une seconde et me demande si on parle bien du même Tom. Le mien a dix-sept ans et est même pas censé pouvoir entrer en boite. « Tu l’as vu où pour la dernière fois ? » Elle pointe vers un endroit dans la boite, assez vague, mais ça m’empêche pas d’y aller sans aucune hésitation. Petit-frère à la con. J’comprends même pas comment il a fait pour rentrer alors que tout le monde est censé se connaitre dans le coin, du coup, pour aller au bar du coin sans avoir les vingt-et-un requis, ça relève de l’impossible, surtout avoir un verre. Ceci dit, ça m’a pas empêché d’entrer dans cette boite avant l’âge légal, mais ça, ce n’est qu’un détail. « Tom ! Qu’est-ce que tu fous ? » Que je lui demande en lui attrapant le bras alors qu’il s’apprêtait à terminer son verre que je lui prends des mains pour le boire moi-même. « Qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Évidemment, j’aurais dû m’y attendre. Certainement qu’il va me refaire son speech comme quoi je suis la sœur la plus indigne de la Terre, comme quoi j’ai jamais été là quand Monsieur avait besoin, bref, tout un tas de trucs vrais. Sauf que je peux pas revenir en arrière, donc ça ne sert à rien de ressasser. « Ouais, ok, tu sais quoi ? Reste là. Si tu veux faire comme ton grand-frère cloîtré chez lui, amuse-toi bien. Sur ce, le nain, bonne soirée. » Peut-être que j’exagère, sauf que le gosse me fait chier. Je l’entends m’appeler, mais je me contente de lever mon index en l’air dans sa direction alors que je marche vers la sortie pour pouvoir aller fumer une clope en toute tranquillité.

Je prends une taffe sur ma cigarette, le dos appuyé contre le mur, alors que mes yeux sont fermés. C’est dans ce genre de moment que je me dis qu’au final, j’aurais peut-être dû me barrer en Sibérie. Même s’il fait – 40° là-bas, au moins, j’aurais pas eu à faire face à de tels emmerdeurs du genre Tom Molony ou encore Fluvia Pathels. Je soupire en prenant une nouvelle bouffée de ma cigarette. Dommage que je n’ai pas de verre dans la main, le boire cul sec m’aurait fait du bien. Même si j’imagine que finir la soirée bourrée n’est pas la solution, je pense pas que ce soit une option à négliger ou bannir non plus. J’entends la porte de la sortie de secours qui se trouve à mes côtés claquer et vois la tête de mon frère sortir en première et me demande vraiment quelle type de connerie il a pu faire pour se faire virer. « Wow ! Vraiment ? Virer de la boite par la porte de derrière ? Tu devrais aller dormir, j’crois que l’alcool te réussit vraiment pas, Tom. » Il tourne la tête vers moi, me rend le doigt d’honneur que je lui ai envoyé tout à l’heure et j’imagine qu’il va encore me faire un reproche avant de m’envoyer me faire mettre. Meilleur moyen de communiquer dans la famille, j’imagine, que de se dire des mots doux. « C’est ça, Madame-j’me-tire-pendant-dix-ans-sans-donner-de-nouvelles, j’t’emmerde. » Je souris face à cette remarque. « Va te coucher, ça te fera du bien de décuver. » Il m’envoie un dernier doigt d’honneur avant de se tirer, alors que je me tourne vers la porte et reconnait l’agent de sécurité comme étant le mec avec lequel j’suis revenue à Woodley. « Bah merde alors ! J’pensais pas te recroiser… » Que je lui dis avec un grand sourire, parce qu’après tout, la ville est petite et pourtant, c’est la première fois que je le recroise en plusieurs mois. J’pensais qu’il était reparti. « Oh et désolée pour mon petit-frère, il est très con, mais c’est pas de sa faute, il a été bercé trop près du mur. » Que j’ajoute, m’excusant en fait pour un débile qui le mérite pas, mais de toute façon, je pense pas qu’il va pouvoir revenir dans la boite pendant un moment et ce n’est pas plus mal.
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Reagan Burkhardt

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ARRIVEE A WM : 05/08/2013
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MessageSujet: Re: gold on the ceiling (reagan).   Jeu 8 Aoû - 13:44

    C'était foutrement le bordel que de bosser la nuit, de ne plus avoir à gérer de chiffres et encore moins à faire mine d'être heureux. Certes, j'en étais à des bornes de l'être réellement, mais au moins, j'ai plus l'impression d'étouffer, d'être coincé dans une routine merdique dans lequel je me sens comme un spectateur à ma propre vie et où les mensonges sont plus usuels que les bons moments. Manhattan, le métier de trader, la vie de mari et femme, c'était derrière, et jusqu'à maintenant, je pouvais dire bon putain de débarras. Bonjour à la barbe, les cheveux complètement hors contrôle d'une longueur indécente que j'avais été forcé d'abandonner à la fin de ma dix-huitième année de vie, au shit de qualité extra que me fourgue un gamin et une maison qui ressemble à une garçonnière. C'est le pied, et pour le moment, même après des mois, je suis encore sur un nuage. Surtout une bière à la main, en train d'observer ma bécane et les multiples travaux que je lance ça et là pour me divertir. Même l'idée de me remettre à fréquenter une boîte - il n'y en a pas des tonnes dans une ville aussi petite que Woodley Mills, si on peut vraiment lui attribuer cette appellation - avait quelque chose de rafraîchissant. Certes, c'était pas spécialement stimulant, et carrément sous-payé, mais de l'argent j'en avais bien assez pour m'en réchapper quelques années et de la stimulation, le minimum nécessaire merci beaucoup...

    Voilà où j'en étais, à boire un Red Bull dans un bar, passé la trentaine, regardant aux alentours et veillant à la sécurité des barmaids et autres employés de l'endroit. Adossé contre le mur, légèrement patraque au fur et à mesure que la nuit avance - trop de temps passé à bosser sur la mécanique de la moto plutôt que dormir, forcément ça cause ce genre de tracas - je vois Hailey, au bar, se pencher vers moi pour me faire signe d'avancer. Je fais fi de ce que révèle son décolleté durant son opération, rappelant simplement les instincts à l'ordre considérant qu'elle devait faire à peine 21 ans. Elle me désigne quelqu'un, le pointe, il s'agit d'un gosse qu'elle gardait, plus jeune, alors qu'au lieu de faire du pourboire pour arroser sa poitrine plus qu'évidente, elle vivait de babysitting. Je lui souris, opine du chef et marche en direction du gamin. Vraiment, je devais être patraque pour ne pas l'avoir aperçu avant maintenant. Ça aurait pu être tout à fait bénin comme intervention, si seulement il ne s'était pas fait mine d'être un grand garçon capable de se défendre. Résultat, il écorche ses jeans au niveau des genoux quand il atterrit dessus, à même l'asphalte de la rue donnant sur le Blue Moon. Il me faut entendre une salve d'insultes qui me font marrer alors que j'enfonce une clope entre mes lèvres. Je me retourne pour croiser son regard, plutôt amusé par la situation. Surtout pas la suite de ses propos, relevant les sourcils « J'imagine que t'a pas du être de tout repos toi même comme gosse ». Situation plutôt bizarre, où étrangement il n'y a aucun malaise. Trop de vécu en trop peu de temps, avant que tout s'évanouisse comme si rien ne s'était jamais produit. Seule ma présence ici me rappelait que je le lui devais à elle, Molony. Je la détaille, toujours amusé « On se fait pas un peu vieille pour une boîte pareille? On a surement changer les couches des employés, non? ».
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Julia Molony

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MessageSujet: Re: gold on the ceiling (reagan).   Jeu 8 Aoû - 23:09


Il y aura surement un moment où le petit finira par me parler sans m’envoyer un regard noir et en me disant que je suis une connasse. J’imagine qu’il voudra des tunes pour sortir j’sais pas où et que nos parents voudront rien lui donner, alors il viendra me voir et agira comme s’il ne m’avait pas fait chier pendant plusieurs mois. Peut-être qu’il voulait que je l’amène avec moi, sauf qu’être poursuivie pour kidnapping, c’était pas exactement le délire que je voulais en allant à New-York.  Alors qu’il s’estime juste heureux que je sois revenue. Et j’espère aussi qu’il va juste rentrer à la maison et pas traîner trop longtemps, parce que vu comment il est bourré, il serait capable de confondre un arbre avec une personne. Ou pas. Ceci dit, maintenant qu’il s’est barré, autant que j’arrête de penser à ce petit con ingrat. J’reporte mon attention sur Burkhardt, un air amusé sur le visage, parce qu’au moins, voilà une personne qui ne me fera pas chier. Non seulement parce qu’on se comprend assez bien sans vraiment essayer et aussi parce que les silences pesants, c’est pas un truc que j’ai expérimenté avec lui. Au contraire. Qu’on parle ou pas, ça reste pareil, tranquille. Et ce n’est pas plus mal, en fait, c’est plutôt reposant. Clairement, ces derniers temps, les conversations que j’ai eu avec les gens n’étaient pas toutes des plus agréables, alors discuter avec quelqu’un qui ne me fera pas chier, c’est sûr que ça me change. Je prends une nouvelle taffe de ma clope qui se consume d’ailleurs beaucoup trop vite à mon gout.  

Je souris à sa remarque, parce qu’en réalité, si je demandais à ma mère, par exemple, quel genre de gosse j’ai été, j’imagine qu’elle retiendrait que la période de mes dix-huit ans où je me suis barrée. Alors techniquement, mon frère à côté, c’est un petit ange tout droit descendu du jardin d’Eden. Sauf que tout est relatif, à une échelle de 1 à 10 pour savoir comment il peut être emmerdant, il gagne. Donc, je devais pas être SI terrible. « J’étais fantastique. Une gamine adorable qui ne faisait jamais de conneries. » C’est pas tout à fait vrai, voir pas vraiment du tout, mais je suppose que ça se voit grâce au sourire faussement innocent que j’affiche. Mais je parierais pas non plus sur lui, j’suis pratiquement certaine que niveau conneries, il devait pas être trop mal non plus. Et en même temps c’est normal. J’ai du mal à comprendre comment un adolescent peut ne pas faire de conneries, au moins une seule, parce que c’est agréable d’en faire. Ceci dit, on en fait aussi en tant qu’adultes, des conneries, du genre épouser n’importe qui. Du genre laisser sa magnifique voiture dans le garage alors qu’elle est parfaite. Tout un tas qu’on fait sans vraiment s’en rendre compte, mais qu’on fait quand même. « Si tu connais une boite pour les gens du troisième âge dans le coin, tu me montres où elle est et promis j’y vais. Je serai avec ma génération, puis attends, j’suis pas si vieille que ça. » Enfin je pense pas. Ou peut-être que si. Quoi que je suis pratiquement certaine qu’il est possible que j’ai joué la baby-sitter pour au moins une barmaid, mais au moins, ça fait des réductions sur les verres. Enfin j’imagine. « Alors, Woodley Mills, t’en dis quoi ? » Que je lui demande, curieuse, après tout, c’est moi qui l’ai amené dans le coin, alors autant savoir si le coin lui plait. C’est clair que ça change de la grosse pomme tant c’est calme et… convivial, mais bon. Le coin est pas si mal une fois qu’on s’y habitue et une fois qu’on a fait plusieurs sourires sadiques grands-mères commères qui rodent un peu partout dans la ville.
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