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 glaciers have melted to the sea. (r)

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Fluvia Pathels
≈ SKY IS WOMB AND SHE'S THE MOON
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MessageSujet: glaciers have melted to the sea. (r)   Lun 5 Aoû - 2:48



{ left you with nothing but
they want some more }

LYRICS FEIST / 1234
-----------------
Fluvia était loin d'être une personne du matin. Les faisceaux de clarté fendaient, à travers les volets harassés par l'âge, l'obscurité de la pièce étroite. Tirée brusquement des doux bras de Morphée par une chaleur étouffante, sa vision se réduisait à un vaste et douloureux flou, elle se sentait asthénique, son corps esquinté par l'accablement. Elle était lourde de ses secrets, écrasée sous le poids de ses mensonges. Jamais elle n'avait pu se sentir si mal, jamais elle n'avait été si proche du point culminant, de la chute. Fluvia ne connaissait pas l'échec, elle s'était tant battue pour arriver à ses fins qu'il était inconcevable qu'elle fasse une erreur, une maldonne, un pas de coté trop sur le coté. Elle revint lentement à ses esprits, ferma les yeux et se frotta délicatement les paupières. La brune finit par palper sa table de nuit, dans l'idée d'y trouver son téléphone portable. Elle le saisit finalement, l'alluma et fut surprise d'y lire 10 nouveaux messages, mais moins lorsqu'elle s'aperçu que neuf d'entre eux venaient d'Hazel. Elle vivait la chambre voisine, et n'était même pas capable de se porter sur ses jambes pour lui demander une minable bouteille d'eau. Le dernier, quant à lui, était de Sean. Il lui demandait de rappliquer dans une heure au Starbucks, mais lorsqu'elle donna un coup d'oeil à l'horloge - dont le tic tac assommant était l'une des causes de ses insomnies, cette longue heure qu'il lui avait donné n'était devenue que dix misérables minutes. Dix minutes, ce n'était pas suffisant, pas pour elle, mais elle avait besoin, son caprice aujourd'hui était de réaliser un acte profitable et honnête. Elle délaissa ces songes superficiels lorsqu'elle posa un pied au sol, dans un regain d'énergie elle se leva, tendue sur ses deux jambes de gazelle. Après avoir retiré la chemise - une épave à carreau bien trop grande - qui lui faisait office de pyjama, elle enfila un top gris chiné qui gisait sur le parquet, et le premier short en jean de sa pile de vêtements. Fluvia ne portait en réalité que très peu d'importance à ce que ses tenues vestimentaires émanaient d'elle, bien qu'elle n'était pas de ces personnages crachant l'hypocrisie en soutenant que l’intérieur importait plus que l'extérieur, mais la première chose que l'on voit chez une femme, c'est l'électricité de son regard, la générosité de ses courbes, pas celle de son âme. Elle était la preuve même que ce qui attirait les hommes, c'était son physique, pas ce caractère qui faisait d'elle la plus insupportable des femmes. Fluvia finit par faire un tour dans sa salle de bain, fixa dans son reflet poussiéreux la fatigue que réfléchissait ses traits, sur sa peau diaphane des cratères dessinaient en haut de ses joues flasques un arc de la forme de ses yeux. Il n'y avait rien à rattraper, elle savait que toutes les crèmes du monde ne la rendrait pas si radieuse qu'elle avait l'habitude de l'être, elle se contenta alors de se rafraîchir le visage et de quitter la pièce. Elle traversa l'appartement à pas feutrés, dans l'espoir qu'on ne l'entende pas, que Mia ne soit pas rentrée la veille au soir, qu'Eben bosse, et qu'Hazel ne soit pas encore réveillée. Mais l'espoir ça ne voulait rien dire, ça tombe sur n'importe qui, mais c'est pas synonyme de chance. L'espoir, elle y croyait pas, elle préférait garder ça là où ça viendrait pas l'emmerder, parce que ça mène à rien. Elle attrapa des compensées au pas de la porte, parce que c'est la première paire sur laquelle elle était tombée et qu'elle ne voulait pas perdre son temps. Lorsqu'elle tendit son bras vers le portemanteau, elle sentit une respiration qui n'était pas sienne, des mouvement qui contraient le courant d'air qui traversait la fenêtre ouverte, des pas s'enfoncer lentement dans le sol. Tu vas où, si tôt ? Fluvia reconnut le ton sarcastique et irritant de Mia. Elle était déjà probablement en retard. Elle prit le temps de se chausser avant de lui répondre, avec une impassibilité à tout fendre, si il y avait bien quelque chose qu'elle ne voulait pas, c'était se prendre la tête. Boire un café, je suppose que je suis en droit de faire ça sans qu'on ai à m'accompagner. Elle finit de s'habiller, son perfecto sur le dos, elle fit glisser sa paire de lunettes de soleil sur son nez et agrippa sa canne. Même s'il s'agissait de Sean, elle savait que des regards mal placés vérifieraient chacun de ses gestes trop imprudents. Tu m'en ramènes un ? Fluvia eut un certain soulagement que sa soeur ne sorte pas les crocs, parce que c'est ce qu'elle faisait, elle attaquait à la moindre remarque déplacée. Elle se contenta pourtant de lui tendre son majeur et de sortir furtivement de l'appartement. Mia aboya des jurons qu'elle eut un certain mal à comprendre sous l'echo de la porte qui se claqua violemment. Elle estima son retard à dix minutes, si ce n'était pas quinze. Elle traversa le plus rapidement qu'elle put la centaine de mettre qui reliait son appartement du lieu de rendez vous. Lorsqu'elle reconnut l'enseigne Starbucks, elle se précipita, feintant les gestes maladroits d'une aveugle, vers la petite table de terrasse où était assis Sean. Hey. lui lâcha-t-elle, elle semblait sèche, mais il savait probablement, avec le temps, que ses intentions ne l'étaient aucunement. Elle ne s'était jamais sentie désagréable à son égard, elle n'en avait simplement pas envie, Fluvia éprouvait du respect pour Sean, pas uniquement parce qu'il avait su supporter Roxanne des années durant, mais pour avoir élevé sa fille comme il se doit, pour avoir fait de ce qu'il avait fait de plus beau quelque chose d'encore plus beau. Tu as de la chance d'être- Elle se stoppa net dans sa lancée, Fluvia ne flattait pas l'autre, c'était l'autre qui flattait Fluvia. Que comptait-elle faire ? Lui offrir des mots qu'elle ne saurait définir, lui faire croire pour lui faire espérer ? Puis elle prit le chemin facile, le chemin sans embûches, le chemin qui n'impliquait rien. -toi. Elle ne se lèverait pas si tôt pour n'importe qui, et Sean n'était pas n'importe qui, c'était un homme avec des valeurs, contrairement à beaucoup de monde dans la société actuelle - contrairement à Fluvia. Elle l'appréciait, il la respectait entant que femme, et c'était suffisant. 
Spoiler:
 
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Sean Lynch

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MessageSujet: Re: glaciers have melted to the sea. (r)   Mer 7 Aoû - 12:40



FLUVIA PATHELS & SEAN LYNCH.
glaciers have melted to the sea.
La nuit avait été plus dure que prévu pour l'homme. Encore dans son ambulance, il attendait impatiemment, frappant frénétiquement le volant du bous de ses doigts, énervant au passage ses coéquipiers qui lui lancèrent des regards noirs sans qu'il ne s'en inquiète un instant. Dans quarantes minutes ils auraient terminés leur service, rentreraient à la base et alors il prendrait le chemin de sa maison dans l'espoir de se prélasser sous une bonne douche. Il était exténué. Pas fatigué non, l'adrénaline semblait encore le tenir dans un éveil vorace de chaque parcelles de son énergie. Il n'en pouvait juste plus, physiquement comme mentalement. La nuit avait été particulièrement pénible, la faute à un duo d'ivrognes se tapant dessus à coups de bouteilles et refusant catégoriquement de garder leurs calmes. Il avait fallut les séparer, manipulation toute aussi dangereuse que navrante et qu'ils n'étaient censés faire sans l'intervention des forces de l'ordre. L'agacement avait prit place et c'est en plaidant la sécurité pour les deux hommes qu'il s'était lui même imposé entre les deux corps puant. et c'était sur son avant bras que les derniers bous de verres étaient venus s'éclater, le blessant et lui arrachant un juron excédé. Il avait fallut à son collègue beaucoup de force pour l'arrêter alors que Sean s’apprêtait tout simplement à frapper le fautif au visage. Ce ne fut qu'avec les policiers que se calmèrent les deux idiots. Et Sean se fit sermonner avant de se voir faire poser un point sur la vilaine cicatrice. D'ici quelques jours il n'aurait plus que de fines marques, puis plus rien. Mais l'incident avait eu le don de le mettre dans tout ses états et le reste de la nuit n'avait été que jurons, marmonnements et phrases sèches adressés à un peu tout le monde. Le comble pour lui était de se dire qu'il ne reverrait pas sa fille, pas avant au moins le lendemain. Il rentrerait lorsqu'elle serait à l'école, et elle finirait lorsqu'il retournerait travailler. Cette situation là aussi lui pesait vraiment, bien plus que quelques abrutis abusant de la bouteille. Et pire encore était la réaction de la petite fille qui se mettait à se languir de son père au point d'en cauchemarder, effrayée à l'idée qu'elle ne l'abandonne. Comme sa mère. Après tout il était là le problème. Erin grandissait. Et plus elle grandissait, plus les questions concernant l'identité de sa mère et où elle se trouvait fusaient, le laissant toujours sans voix. que dire à une enfant de quatre ans, que sa mère ne l'aimait pas assez pour rester ? Il se refusait ce genre de chose, il refusait d'être une quelconque source de malheur pour elle. C'était peu être pour ça qu'il voulait tant que la famille de Roxanne soit proche de sa fille. Il voulait que celle-ci garde son identité entière, qu'elle sache pour toujours d'où elle vient afin d'avancer. Et il ne pensait plus qu'à ça, encore et encore. La petite avait réussie à complètement le chambouler, une grande première depuis bien longtemps pour celui qui se voulait dur comme un roc, une épaule sur laquelle s'appuyer. Un roc qui ne craquait jamais, gardait tout au fond de lui même et exploserait un jour, détruisant tout sur son passage. Ce n'était surement pas une bonne idée. Ça ne ressemblait pas à une bonne idée pour lui. Il fallait qu'il se vide, rapidement. La douche attendrait, après tout il était loin d'être sale, mis à part la fine trace de sang séché. Il attrapa son téléphone et envoya un message à Fluvia, lui donnant rendez-vous dans un café. Le temps de finir son travail, de récupérer ses affaires et de rejoindre le lieu de rendez vous choisit par ses soins, il serait prêt d'ici une heure. Le chrono semblait bon, et c'est dans un état un peu plus anxieux et un peu moins déchaîné qu'il attendit, presque patiemment, que le service se termine. Sean adorait son métier, véritablement. Mais certains jours les patients lui tapaient sur les nerfs, certains jours ses collègues lui donnaient envie de les frapper, certains jours le monde entier lui donnait envie de gueuler sans raison. Pas même le léger picotement de son bras.

Les quarante minutes se passèrent dans le silence et le calme le plus total, le trio ne recevant aucuns appels d'urgences. Une bénédiction pour lui qu'aucune urgence ne lui tombe dessus au dernier moments. Ils rentrèrent dans leurs locaux, Sean récupéra ses affaires dans son casier, envoya un message à Celsy afin de savoir comment allait Erin et si tout s'était bien passé, puis prit la direction du Starbucks sans même prendre la peine de se changer, trop las pour se préoccuper un seul instant de son apparence. De toute façon Fluvia était aveugle, non ? C'est du moins ce qu'elle faisait croire à tout le monde en ville, excepté ses proches. Excepté lui aussi qui avait découvert le pot au rose quelques mois avant. Un soulagement que de savoir tout cela faux alors que longtemps il avait eu comme une sorte de pitié pour cette femme qu'il appréciait vraiment. Femme qui arriva enfin, un peu en retard, le rejoignant à sa table. Déjà les gens autours semblaient surprit par le duo de ces deux là, lui en uniforme et elle canne blanche à la main. Rien que de la voir détendit l'homme, qui parvint même à sourire lorsqu'elle commença à parler. Elle se stoppa, ne faisant que grandir encore le sourire sur le visage de l'homme. Elle ne changerait donc jamais. Il la regarda s'asseoir sans même chercher à l'aider. Après tout elle ne faisait que semblant, elle pouvait bien se débrouiller seule pour ce genre de scènes. « Je prends ça pour un compliment dans ce cas. » Frottant distraitement son bras contre sa chemisette de travail, il sentit la plaie douloureuse frotter contre le tissus, soulageant légèrement une forte démangeaison tout en gardant caché la plaie. Elle avait beau ne pas "pouvoir voir", elle n'hésiterait pas à lui demander des explications si toutefois elle s'en rendait compte, chose dont il n'avait pas vraiment envie de parler. De quoi voulait-il parler d'ailleurs ? Ça, il ne le savait pas vraiment. Peu être un simple besoin de vider sa sac afin de se sentir mieux, de mieux dormir. « Tu vas bien ? Je ne t'ai pas dérangé au moins, hein ? Je veux dire... Je sais qu'il est vraiment tôt, alors peu être.. » Il ne savait pas vraiment par où commencer à dire vrai. Il préféra laisser tomber les grands discours, du moins pas avant le café. « Merci d'être venue. Tu veux quoi, café, thé, chocolat ? »
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