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 [hotel] the coal hits the fire

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Dorian Crowel
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ARRIVEE A WM : 31/07/2013
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MessageSujet: [hotel] the coal hits the fire   Ven 2 Aoû - 4:17

« Non. Je ne veux rien entendre. Ce n’était pas ce qui était convenu. » Dorian fit une pause, jetant un œil au flot d’invités qui ne cessaient de remplir les lieux. Pendu à son téléphone depuis une bonne vingtaine de minutes il était clair que le jeune homme était à deux doigts d’envoyer valser le premier vase venu contre un mur. « Ecoutez-moi attentivement. Je me fiche que vous soyez stagiaire, assistante, secrétaire ou la bonne femme du Président des Etats-Unis, j’avais demandé quinze caisses de votre meilleur cru et je n’en compte que quatorze. Si vous ne m’en faites pas parvenir une autre tout de suite sachez que votre carrière actuelle de sous fifre vous paraîtra une cure de santé comparée à ce qui vous attendra après que j’en ai fini avec vous. » Il raccrocha sèchement et attrapa une coupe de champagne qui passait non loin de lui et qu’il vida d’une traite. Passant un coup de main rapide sur sa veste de costume gris anthracite, il déboutonna les premiers boutons de sa chemise et jeta un œil à sa montre. Les Whittemore n’avaient toujours pas fait leur entrée en scène. Typique. Dorian avait l’impression de se farcir tout le boulot ces derniers temps. Mais peu lui importait si ça signifiait gravir les échelons et se faire une place en politique. « Monsieur Crowel? Monsieur Whittemore vous fait savoir qu’il sera là d’ici peu. » Dorian soupira et hocha rapidement la tête. Une autre coupe de champagne et il se dirigea vers le podium où Rhys Whittemore était attendu pour un discours. Discours que Dorian avait bien évidemment rédigé, travaillant jour et nuit dessus pendant des semaines. Un soudain murmure parmi la foule attira l’attention du jeune Crowel qui leva les yeux vers l’entrée principale. L’homme tant attendu se tenait à l’autre bout de a pièce, une rousse peu souriante à son bras. Cessi? Ainsi donc son père l’avait convaincue de se joindre aux festivités? Probablement lui avait-il promis un nouveau sac de marque ou un voyage à Paris. Il haussa les épaules et croisa le regard de son patron. L’homme de la soirée étant désormais là, Dorian pouvait s’éclipser pour dévorer quelques petits fours. Déposant le discours sur le pupitre il s’éloigna de la foule pour rejoindre la terrasse du luxueux hôtel, une coupe de champagne dans une main et une assiette de toasts dans l’autre.
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Ven 2 Aoû - 8:04

 
SWIFTERLY @TUMBLR.

'' they call me the princess, but know the influences,
i'm going out tonight to get the things that i need,
i'm gonna take what's mine and do it viciously. ,,

BY KE$HA.  

✣✣✣

Juchée sur des talons d'une quinzaine de centimètres, et tirée à quatre épingles dans une robe en dentelle de sa couleur fétiche - pourpre - qui avait probablement couté aussi cher que l'organisation de cette soirée, elle contemplait la foule avec désinvolture. Son bras glissé sous celui de son père, elle se contentait de faire ce qu'elle savait de mieux, autrement dit la potiche de service. Ce genre de fêtes politiques ne l'intéressaient nullement et la raison de sa présence ici avait bien sur fait l'objet d'un compromis rondement négocié. Si elle avait accepté de faire bonne figure c'était naturellement moyennant argent à la clef. Obsédé par son image, le patriarche voulait à tout prix créer l'illusion d'une famille parfaite, or sa fille ainée pouvait s'avérer être un atout précieux dans cette sempiternelle quête de voix d'électeurs. La rouquine était sans doute la plus malléable de ses frères et soeurs, et désireuse de se procurer toute une panoplie de luxe, elle cédait volontairement aux caprices de Rhys. Ça et ses mensonges qui devenaient de plus en plus difficiles à couvrir expliquaient ce genre d'actes quasi désespérés. Malgré tout, elle ne pouvait nier tirer une certain satisfaction de ce type de festivités, mêlée à une fascination morbide pour le monde de la politique. Ce jeu de dupes avait son côté lucratif, et si elle s'en sortait bien, elle pourrait toujours trouver un pigeon, prêt à la couvrir de colifichets pour obtenir les faveurs de celui qu'on voyait déjà comme futur sénateur. Droite comme un i, ils firent finalement leur entrée, et un frisson d'excitation parcouru son dos, tandis que les murmures se pressaient autour d'eux. Alors que l'homme de la soirée s'apprêtait à prononcer son discours, elle s'éclipsa sur le côté, à la recherche d'une éventuelle distraction. Le manque d'élégance de certains parmi l'assemblée, lui donna envie de vomir, tout comme ces tissus criards bas de gamme qui brulaient sa rétine. La prohibition du mauvais gout aurait du faire à lui seul le premier point d'honneur de la campagne du leader Whittemore. Attrapant une coupe de champagne sur un plateau qui passait non loin de son nez, elle aperçu une silhouette familière sur la terrasse. Dorian. Son absence l'eut étonné. Véritable "chienchien" de son père, mais surtout une plaie dont elle se serait bien passée, il lui gâchait l'existence depuis qu'il avait découvert ses secrets. Depuis, leur relation - si on pouvait appeler ça de la sorte - se résumait à du chantage, dont elle ignorait comment se débarrasser. Bien qu'elle ne fut pas sure de vouloir tirer un trait sur lui pour le moment, s'amusant grandement de la situation. Ni une ni deux, elle se dirigea vers lui d'un pas assuré, et esquissa un sourire narquois en l'abordant. « Dorian. L'esclave préféré de mon père, toujours à fouiner partout. » Cette loyauté qu'il possédait à l'égard de ce dernier était un véritable mystère à ses yeux, tout comme le fait de laisser à quelqu'un d'autre obtenir les crédits de son travail. « Bel effort vestimentaire. Macy's ? A moins que ce ne soit Aldi. » Ajouta t-elle moqueuse, prenant un malin plaisir à le rabaisser, comme il lui était coutume de le faire. Se détournant, elle avala une gorgée d'alcool, et grimaça en portant une main sur sa poitrine, avant de se ressaisir. « Soirée passable, alcool dégueulasse. Peut mieux faire. » Elle le fixa avec circonspection pendant deux secondes, et s'appuya sur la rambarde face à la porte fenêtre. A l'intérieur on pouvait entendre un tonnerre d'applaudissements, et d'ici peu des poignées de mains seraient échangées sur fond de compliments mielleux. « Je n'aurais jamais cru qu'on pouvait rassembler tant d'hypocrites coincés sous le même toit. Je me demande lequel viendra me complimenter en premier, affirmant que je ressemble trait pour trait au grand Rhys Whittemore. » Beaucoup de possibilités, énormément d'imbéciles, les équations étaient multiples.
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Dorian Crowel
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Ven 2 Aoû - 10:34

Il arrivait à de – très – rares occasions, que Dorian se demande ce qu’il venait faire dans le monde politique. Quelle douce folie, quel penchant masochiste, l’avait poussé à se jeter parmi les requins jusqu’à s’acérer les dents assez longtemps pour en devenir un lui-même. S’il n’avait pas mis toutes ses forces et toute son énergie à éviter un sujet en particulier, la réponse aurait été bien vite trouvée. Tout avait commencé six ans plus tôt, et il ne fallait pas être un génie pour deviner les origines de ces changements brusques dans le caractère du jeune Crowel. Mais le garçon vivait bien trop profondément dans le déni et l’évitement pour se l’avouer. Au lieu de ça il redoublait d’effort pour continuer son ascension vers des cieux qu’il n’apercevait pas même encore. Ridley lui reprochait parfois son manque de temps libre, et Tony ne manquait jamais une occasion de lui rappeler celui qu’il avait été. Mais cette quête du pouvoir était ce qui l’avait maintenu hors de l’eau jusque-là et il savait qu’il n’avait toujours pas la force de nager par lui-même, cette bouée lui était vitale. Alors il encaissait, le comportement imbuvable de son patron, les regards dédaigneux que pouvaient lui jeter la moitié des gens présents à cette soirée et… « Dorian. L'esclave préféré de mon père, toujours à fouiner partout. » Cessi. Il suffisait que la pensée de la rousse incendiaire l’effleure pour qu’elle surgisse de nulle part. C’était à croire qu’elle lisait dans ses pensées. Ce qui, quand on scrutait le regard parfois démoniaque de la jeune femme, ne l’aurait pas vraiment étonné. Il soupira sans même se tourner vers la belle, attendant qu’elle se place en face de lui pour poser les yeux dans les siens avec un sourire faux. « Cessi. » Il la laissa cracher son venin habituel en guise de salutation et se laissa même aller à un petit rire sarcastique, finalement presque soulagé qu’elle vienne le tirer de l’ennui mortel qu’était ce banquet. Il n’empêche, ce qu’elle pouvait être bavarde! Et si encore c’était pour tenir une conversation intéressante. Non, simplement pour baver sur lui et toutes les personnes qui les entouraient. En bonne vipère de la haute, Cessi Whittemore n’aimait personne d’autre qu’elle-même et si l’occasion lui était donné de critiquer elle ne la laisserait pas passer. Pire, elle irait même jusqu’à créer elle-même ces occasions, déverser son acide sulfurique à coup de regards de biche étant apparemment son activité favorite après le shopping. Ne relevant aucune de ses remarques qu’il laissa glisser sur lui, trop habitué à son petit jeu pour s’y laisser prendre, Dorian avala une nouvelle gorgée de champagne et fixa son regard sur la coupe de la rousse. « Il faut croire que tu ne retiens que rarement les leçons. Enfin, je ne vais pas me plaindre, d’ici quelques heures j’aurais de nouvelles armes pour t’avoir à ma botte. » Lâcha-t-il dans un sourire narquois, rappelant à la jeune femme la pile de dossiers qu’il possédait sur elle et qui lui permettait d’obtenir d’elle ce qu’il désirait. En parlant de désir… Son regard coula sur la jeune femme, scrutant chaque détails de sa robe pour mieux se délecter de ses courbes féminines avant de remonter jusqu’à son regard perçant. « La couleur te va à merveille. Satan n’aurait choisi meilleur accoutrement pour envoyer son sbire parmi les mortels. » Il piocha un toast dans l’assiette qu’il venait de déposer sur la rambarde de marbre de la terrasse et le dévora en une seule bouchée, peu inquiet des qu’en-dira-t-on sur sa façon de manger. « Tu devrais essayer un de ces petits fours. Au moins ta ravissante bouche sera occupée à quelque chose de plus utile que cracher sur le premier venu. »
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Ven 2 Aoû - 16:16

Le regard rivé sur ses ongles manucurés, pour lesquels elle semblait découvrir un intérêt tout nouveau, lui firent presque oublier la présence au combien néfaste de Dorian à ses côtés. Parfois il lui arrivait de se demander comment les choses auraient pu être, si il n'avait pas découvert ses cachotteries. Il était fort probable qu'elle ne lui aurait jamais adressé la parole, ni même accordé le moindre coup d'oeil, car pour daigner attirer son attention il fallait s'accrocher et passer la barrière de la critique. Effectivement très portée sur les apparences, le moindre détail faisait l'objet d'un examen parcimonieux et méticuleux. Pour autant, pouvait on la blâmer ? La réponse était négative. Cessi ne s'en était jamais cachée, et avait toujours fièrement arboré sa personnalité matérialiste et gonflée de préjugés. Dès lors cette intrusion forcée dans sa vie avait permis au jeune homme de s'imposer devant elle pour le meilleur mais surtout pour le pire. Si il avait dans l'optique de la faire chanter pour obtenir divers privilèges, elle ne lui rendait pas la tâche facile, et se faisait plus revêche qu'elle ne l'était d'ordinaire. Jouer était un luxe dont elle voulait dicter les règles et non pas le contraire. Maintenir une position de force était essentiel, elle le tenait de son père. Une seule et unique fois, il lui était arrivé de baisser sa garde, et grand mal lui avait pris, car la supercherie sur son voyage à New York avait été révélée. Une idiotie qu'elle mettait aisément sur le compte de l'alcool, essayant depuis de réduire sa consommation au minimum mais ce n'était pas un vœu aisé. Sa réplique la fit sourire plus qu'elle ne l'agaça, elle le retrouvait bien là : piquant dans le choix de ses mots. « Dans tes rêves. Je ne suis pas à ta botte Crowel, tu travailles pour nous je te rappelle. » Il en fallait davantage pour la placer dans une situation inconfortable, et il avait plus besoin d'elle que le contraire; elle aimait croire qu'il suffisait d'un mot dans l'oreille de son géniteur pour qu'il le renvoie. En réalité c'était loin d'être le cas, jamais il n'aurait pu accorder tant de crédit à celle qu'il prenait pour une parfaite imbécile. « Cet accoutrement comme tu le dis, vaut sans doute plus que ce que tu gagnes en un an. Mais merci, je vais prendre ça comme un compliment. »  Elle fit mine de s'incliner et se détourna pour reprendre une goute de champagne. Juste une goute se fustigea t-elle intérieurement en éloignant le verre taché de rouge à lèvres écarlate. Ayant très clairement vu ses œillades sur sa silhouette, elle n'en demeura pas moins insensible, et fut presque flattée de ne pas le laisser indifférent. « Tu n'es pas mal non plus dans ... ton genre. »  Ajouta t-elle d'un ton neutre - au prix d'un effort insurmontable -, ne quittant pas des yeux la foule qui s'époumonait à l'intérieur. Dire qu'il était beau eut été mentir, il était attirant. Et il l'était d'autant plus quand il s'évertuait à la repousser dans ses retranchements avec autant d'acharnement qu'un enfant désirant un nouveau jouet. En vain cependant, parce que si il y avait un domaine où elle excellait c'était bien celui ci. « Non merci tu m'as coupé l'appétit. »  D'un geste de la main, elle poussa l'assiette de la rambarde, cette dernière venant s'écraser à leurs pieds dans un fracas de porcelaine brisée. Personne ne s'en soucia dans la pièce avoisinante, où des notes de musiques s'élevaient doucement mais surement dans les airs. « Serais tu jaloux Dorian ? Tu préfères quand je m'occupe personnellement de ton cas, c'est ça ? »  Minaudant, elle se tourna vers lui, les sourcils froncés, d'une mine qui se voulait faussement désolée. « Il y aurait de quoi redire, à commencer par cette coupe de cheveux. » D'un signe du menton elle désigna avec dédain ce plumeau blond qui faisait office de tignasse. Ce n'était qu'un début.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Dim 4 Aoû - 6:19

Même après six ans, Dorian lisait toujours la pitié et la compassion dans le regard des gens. Il avait le désagréable sentiment d’être toujours « celui dont les parents étaient morts dans un crash d’avion », que quoiqu’il fasse, quoiqu’il accomplisse il ne serait jamais vu autrement que comme un orphelin au destin tragique. Il détestait ça, et ces regards, ces comportements, ces messes basses avaient fait de lui quelqu’un de beaucoup plus cynique et froid qu’il était avant l’accident. Il savait que sa sœur et d’autres de ses proches souffraient de ce changement de personnalité qui s’était opéré en lui au fil des années, mais il ne pouvait revenir en arrière, pas maintenant. Il se devait de garder son armure et continuer de livrer bataille pour arriver là où il pensait être sa place, au sommet. L’avantage avec Cessi Whittemore c’est qu’elle n’était jamais tombée dans le cliché de la personne sympathisante, compatissante et hypocrite. S’il y avait une chose qu’on ne pouvait lui retirer c’était sa franchise, parfois déplacée, cruelle, sans merci, mais toujours juste. Sans lui avouer, Dorian lui en était reconnaissant. Il avait beau se montrer aussi détestable qu’elle, il remerciait intérieurement sa fraîcheur qui le changeait de toutes ces langues de bois qu’il côtoyait au quotidien.  « Tu sembles oublier un détail. Je travaille pour ton père. Pas sa famille, et très certainement sa petite princesse pourrie gâtée. » Précisa-t-il d’un ton glacial en jetant un œil à la salle de bal dans laquelle il aperçu brièvement le patriarche Whittemore descendre une coupe de champagne comme si ça avait été du petit lait. Décidemment, l’alcool semblait être une passion partagée par tous les membres de la dynastie… Il soupira et reporta son attention sur la rousse qui ne cessait de lui envoyer des piques toujours plus affutées les unes que les autres. Il ne releva pas le demi-compliment qu’elle lui lança en retour du sien. C’était un petit jeu auquel ils étaient désormais habitués et Dorian ne lui aurait pas offert la satisfaction de démontrer une quelconque émotion à la réception de ce mot moins désagréable que les autres. Il sourit simplement en regardant au loin. Seul le bruit de la porcelaine brisée le sorti de sa rêverie et il fixa un moment les débris d’assiette et de toasts qui jonchaient désormais le sol sans vraiment comprendre ce qui s’était passé. Il haussa brièvement les épaules, après tout ce n’était pas son argent qui était gaspillé, et il avait quelque peu l’appétit coupé de toute manière. Il se passa une main dans les cheveux alors que Cessi les prenait pour cible, une fois n’était pas coutume.  « Oh, je suis certain de trouver pas moins d’une vingtaine de femmes qui seraient bien heureuses de laisser leurs ongles manucurés s'agripper à ma tignasse dorée… » Répliqua-t-il avec un sourire franc, un regard sûr de lui posé sur la jeune femme.  « Mais je t’en prie, continue. Il semblerait que tu aies matière à disserter sur mon apparence. » Ajouta-t-il, satisfait de voir qu’il ne laissait pas la jeune femme indifférente. Crachant du venin ou pas, c’était bien en sa compagnie qu’elle se trouvait à présent. Et qu’elle ne vienne pas dire qu’elle n’avait pas le choix. Pour une fois, le jeune homme ne s’était pas servi de ses armes pour forcer sa compagnie, et il y avait probablement une centaine de meilleurs partis que lui dans la pièce d’à côté.
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Dim 4 Aoû - 12:10

A l'intérieur de l'hôtel, les convives serraient avec un peu trop d'effusion la main de Rhys Whittemore, le félicitant pour son discours ainsi que les mots marquants qui en découlaient. A vomir. Cessi avala une gorgée de champagne, car aussi rêche et amère qu'il pouvait être, il fournissait un excellent palliatif à sa colère. Le voir se pavaner de la sorte, clamant haut et fort une image intègre de bon père de famille alors que la réalité était différente, la débectait. Qu'il ait eu une maitresse passait encore, mais qu'un enfant soit née de cette union était impardonnable. Pendant plusieurs mois il les avait regardé droit dans les yeux, affirmant que les secrets n'avaient pas leur place dans leur maison, qu'ils devaient tous jouer cartes sur table. Un véritable tissus de conneries. Et dire qu'elle s'était sentie coupable de taire une quasi double vie. A présent, leur relation s'était distendue, et la rouquine lui en voulait terriblement, ne manquant pas une seule occasion de le lui rappeler. A ce titre, elle avait quelque par espéré le discréditer publiquement dans le cadre de cette soirée, mais pour l'instant elle demeurait à sa botte. N'était elle pas Cessi son adorable ainée qu'il aimait plus que tout ? Aux yeux des médias ce mensonge fonctionnait sans doute mais elle le savait il ne la tenait pas en grande estime, et se servait d'elle comme une poupée docile. Elle n'était bonne qu'à ça : se taire et obéir. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé, mais il y en avait toujours eu rien que pour Mason ou Grace. Certes, cela ne justifiait pas la moitié de ses actes, mais expliquait son caractère exécrable. La politique ne transformait pas seulement le leader, elle touchait également à tout ceux qui gravitaient autour de lui. En vertu de ces multiples constatations, la jeune femme ne comprenait pas ce qui pouvait attirer Dorian dans ce monde de requins, et le déplorait : il méritait tellement mieux que ça, mais ce genre de déclaration ouverte n'était pas à l'ordre du jour. « Le père, la fille, cela revient au même. Un seul mot de ma part pourrait te voir dégringoler vers le bas. » Elle esquissa un sourire narquois, le toisant avec malice, et poursuivit d'un air las. « Ce n'est pas l'envie qui m'en manque crois moi. » Si il possédait divers moyens de la faire chanter, elle appréciait lui rappeler assez fréquemment, qu'ils étaient deux à pouvoir jouer de la sorte. La balance ne penchait pas spécialement en sa faveur, et l'équilibre définissait davantage leurs rapports. En revanche une fois encore, ce n'était pas la vérité qui franchissait la barrière de ses lèvres écarlates et ce pour deux raisons : premièrement elle n'avait aucune influence sur son géniteur, et deuxièmement, elle s'était habituée à la présence de Dorian, et ne plus l'avoir dans son dos en permanence lui aurait manqué. Ce qui suivit la fit doucement rigoler, mais une pointe de jalousie se réveilla en elle, tandis qu'elle s'imaginait vivre la dite scène. L'alcool était décidément néfaste sur son petit gabarit. « Peut être mais elles ne sont pas moi. » Elle haussa mollement des épaules, et avala une autre gorgée de champagne, à ce rythme là, elle ne tiendrait pas plus d'une heure, sans déverser un charabia interminable. « Je serais toi, je miserais sur la quinquagénaire là bas. Au vu de sa veste en lycra informe, elle aime la seconde main. » Bien rattrapé Cessi, bien rattrapé murmura t-elle à son attention en roulant des yeux. « Je ne te ferais pas ce cadeau, je perds suffisamment de temps avec toi comme ça. » Encore un simulacre de sa part, son agenda étant tout sauf chargé, et ses journées uniquement constituées de rendez vous shopping ou beauté. Un travail harassant en somme. Pour sa défense cependant, il fallait bien maintenir le tout en parfaite condition pour faire tourner les têtes, et obtenir bon nombre de passe droits. Son apparance était tout ce qu'il lui restait. « J'ai soif.... » Lâcha t-elle pensivement en fixant la flute vide entre ses doigts, dont elle aurait jugé il y a plusieurs secondes que le contenu était proche de la moitié. Tout en parlant, elle avait accompagné ses dires, d'un petit signe du menton, qui indiquait implicitement un ordre pour son camarade d'aller lui chercher de quoi étancher cette déshydratation. Habituée à se faire servir, il était clair qu'elle en rajoutait précisément une couche avec lui, dans le but de bien marquer le fait qu'ils n'étaient pas du même milieu. Agitant sa main devant le visage elle soupira, il faisait une chaleur d'enfer sur cette terrasse, ou alors étaient-ce ces trois boutons de chemise ouverts qu'elle n'avait pas remarqué précédemment. Non, il s'agissait définitivement de la température, cela ne pouvait pas être l'autre hypothèse. Bien sur que non.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mar 6 Aoû - 9:55

Dorian ne répondit pas. Cessi avait sans doute raison, elle aurait probablement le pouvoir de le faire renvoyer si elle décidait qu’elle ne voulait plus l’avoir dans les pattes. Mais le jeune homme osait espérer qu’elle n’en viendrait à cet extrême. Sa carrière  et ses ambitions politiques était sa bouée de sauvetage, si ce n’était pour Ridley il aurait probablement mis les voiles pour Washington D.C depuis longtemps, et l’idée même que la rousse puisse mettre fin à ses aspirations par simple caprice lui laissait un goût amer en bouche. Chacun possédait un moyen de pression sur l’autre, et s’ils en venaient aux armes c’était une destruction mutuelle assurée. Il jeta un œil à la salle, joignant le regard de la jeune femme après qu’il ait évoqué la gente féminine, moins critique que Cessi quant à sa chevelure.  « Que le ciel nous en garde. Une Cessi Whittemore est déjà bien assez. » Rit-il doucement. Cette jeune femme était bien trop intense pour être démultipliée. Mais son caractère bien trempé, sa franchise sans égale et ses frasques impossibles à ignorer faisait d’elle la compagne parfaite pour ce genre de soirée dont Dorian avait toujours du mal à supporter la longueur et les acteurs. Il avait beau être un incroyable acteur et faire de ses sourires des mensonges facilement acceptables, il n’arrivait pas à se fondre dans ce monde qui n’était pas le sien. Sa famille n’avait jamais eu de soucis d’argent, mais la superficialité des gens qui l’entouraient à cet instant lui donnait presque la nausée. Cessi était de ce monde qu’il exécrait, mais elle avait le mérite de dire ce qu’elle pensait. Son comportement de peste en devenait presque attachant. « J’ai soif… » Oui, presque. Dorian soupira, la fixant longuement comme pour lui faire comprendre qu’il n’était pas son esclave, même si elle semblait convaincue du contraire. Ses toasts jonchant toujours le sol et sa coupe désormais vide, le jeune homme scruta de nouveau la salle de bal qui commençait quelque peu à désemplir. Un dernier regard à Cessi et il la laissa là, reprenant brièvement son rôle et serrant quelques mains au passage. Mais maintenir les apparences et se mettre dans la poche quelques électeurs n’était guère sa priorité ce soir. Il ressorti sur la terrasse cinq minutes plus tard, une bouteille de champagne encore intacte dans une main et une large assiette de toasts dans l’autre. Passant près de la rousse qui était désormais accoudée à la rambarde il agita la bouteille avant d’emprunter les marches menant au parc arboré de l’hôtel.  « Je crois que ton père te cherche. » Souffla-t-il dans son dos.  « Mais si tu te sens d’humeur aventureuse… » Il laissa sa phrase en suspens en dévala les marches pour disparaître dans l’obscurité. Connaissant les lieux comme sa poche il rejoignit bien vite une fontaine faiblement éclairée de quelques lampions. Se déchaussant rapidement il remonta son pantalon jusqu’à ses genoux et enfonça délicieusement ses pieds et mollets dans l’eau. Assis là sur le rebord de la fontaine, à la lueur de la lune et une bouteille de champagne à la main, Dorian n’avait plus l’air du responsable de campagne des Whittemore mais d’un simple jeune homme en quête de quiétude.
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mer 7 Aoû - 9:47



© OBRIENS+HUGHVALJEAN.

you and i go hard at each other like we're going to war,
try to tell you "no" but my body keeps on telling you "yes",
and i'll be waking up, feeling satisfied but guilty as hell.

✣✣✣

Cessi était bien des choses, mais pas une seule fois quelqu'un avait fait l'effort de la connaitre véritablement. De potiche, à méprisante, elle avait endossé tout les rôles qu'on avait voulu lui attribuer, se complaisant parfaitement de la situation et y trouvant même un certain avantage. Effectivement, ces préjugés assez fréquents lui permettaient en outre d'esquiver des discussions mondaines ennuyeuses, et d'éviter de devoir prétendre s'intéresser aux autres dans un but d'ordre social. Non, ce fardeau quotidien était un poids qu'elle ne portait pas, il lui suffisait d'un regard ou une parole acerbe pour s'en débarrasser d'un clin d'oeil, fidèle à son personnage crée de toutes pièces. Pourtant, il aurait suffit de gratter en dessous de la surface pour y découvrir un joyau brut. En réalité, la reconnaissance d'autrui ne l’intéressait guère, elle ne courrait qu'après celle de son père, qui malheureusement lui faisait défaut. Cumulant visiblement tout les vices à ses yeux, elle n'était pas digne d'éveiller une once de fierté chez lui et ce à son plus grand dam. Dorian pouvait donc continuer à la couver de mots désagréables en retour des siens, cela ne faisait que glisser d'une oreille à l'autre. Il en fallait plus pour l'atteindre. Faisant rouler sa coupe entre les doigts, elle le regarda - louchant sur son postérieur - s'éloigner à l'intérieur d'un pas pressé pour satisfaire à sa demande - on ne changeait pas les bonnes habitudes. Il lui arrivait tantôt de regretter être une parfaite garce à son égard, mais ayant déclenché les hostilités en premier en la faisant chanter, elle n'avait pas eu le choix. Et puis, qu'il soit de temps à temps à ses pieds était un luxe dont elle ne se lassait pas, car quelque part, elle commençait à l'apprécier. Il était exactement ce qu'il lui fallait : une autre distraction à la corde de son arc. Mais pas seulement, elle aimait croire qu'il était son égal masculin. Blasée par la foule d'hypocrites dans le bâtiment, elle décida de leur tourner le dos, afin de contempler les étoiles qui scintillaient dans le ciel noir d'encre. Elle commençait déjà à s'impatienter, quand le bruit de la porte la fit sursauter. Enfin. S'apprêtant déjà à faire une réflexion sur le sujet, elle fut coupée en plein élan par le jeune homme qui s'éclipsait vers le parc, bouteille à la main. « Att- » Trop tard. Cessi jeta un coup d’œil à l'intérieur à la recherche de son géniteur, ce n'était pas encore ce soir qu'elle allait briller ou changer la donne, tant pis. La perspective de partir à l'aventure avec le bras droit de son père était bien plus excitante qu'embrasser sur la joue de façon pudique les collaborateurs de ce dernier. Sans hésiter davantage, elle se précipita à sa suite - tout était relatif, elle demeurait perchée en haut de talons immenses -, et le trouva proche d'une fontaine en contrebas. Il était hors de question qu'elle daigne tremper le moindre orteil dans cette eau répugnante d'une couleur tout sauf limpide. Bras croisés dans le dos, elle s'approcha à sa hauteur et se stoppa, profitant du silence environnant. Seuls certains rires étouffés au loin venaient couvrir la quiétude de leurs respirations apaisées. « Voyez vous ça. » Lâcha t-elle finalement d'une voix fluette, en se penchant vers l'avant pour lui soutirer la bouteille qu'il avait dérobé. « Dorian Crowel, tu es véritablement une personne différente à chaque fois que tu rencontres quelqu'un. » A demi vautrée sur son dos, elle récupéra l'alcool, et s'empressa d'en avaler une gorgée, s'asseyant à côté en prenant le soin de ne pas froisser sa robe. « Le parfait assistant pour Rhys, le parfait gendre avec ces nanas blondes botoxées, et un sale con prétentieux avec moi. J'imagine que je dois me sentir privilégiée. » Elle ricana et leva une seconde fois le goulot à ses lèvres, avant de poursuivre en levant l'index d'un air appuyé. « Saches que tu ne m'obligeras pas à me baigner dans cette fontaine dégueulasse. Menace moi si tu veux, mais je refuse d'attraper la moindre maladie pour tes beaux yeux. » Ou tout simplement de bousiller une robe qui avait couté une petite fortune qu'elle ne possédait pas, et dont la modique somme se chiffrait a six zéros. Les jambes étendues, elle était dans un sens contraire à celui de Dorian, qu'elle fixait désormais avec intensité. « Sinon, tu comptes me libérer un jour ? » Changement radical de conversation, à laquelle son esprit suppliait une réponse négative. Pour autant était-ce déjà l'alcool ou le fruit de sa conscience ? Sans doute un peu des deux, par conséquent l'heure était grave.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Lun 12 Aoû - 9:38

Seul, battant doucement des pieds dans l’eau, Dorian n’avait aucune idée de si la rouquine viendrait le rejoindre ou non. Qu’il espère que ce soit le cas ou qu’il le redoute, telle n’était guère la question, mais elle était bien trop imprévisible pour qu’il puisse prédire son comportement. A dire vrai, c’était très certainement pour cette raison qu’il appréciait sa compagnie. Elle apportait dans sa vie ce vent d’imprévu, de surprise, dont il avait grandement besoin. Propulsé du rang de grand frère au rang de chef de famille alors qu’il n’avait pas atteint la vingtaine, Dorian avait dû mettre de côté son caractère volubile pour prendre en main une jeune sœur en miettes. Certes Cessi était de ces enfants de riches insupportables, prétentieux et arrogants, mais elle apportait avec elle une fraîcheur et d’imprévu qui plaisait au jeune homme. Les pas de la jeune Whittemore se firent entendre derrière lui et il sourit pour lui-même, finalement qu’à moitié surpris qu’elle le rejoigne. Après tout, elle lui avait bien fait comprendre dans ses nombreux soupirs et yeux levés au ciel à quel point cette soirée lui donnait la nausée. Il sentit soudainement le poids de la belle s’avachir sur son dos et manqua de peu de tomber tête la première dans la fontaine. Ce contact physique inattendu et nouveau lui fit perdre le fil de ses pensées le temps d’une seconde et seule la disparition de la bouteille le ramena sur terre. « Il faudrait songer à soigner cet évident penchant que tu as pour l’alcool… » Oh, ce n’était que taquinerie, il n’aurait pas eu le toupet de blâmer un comportement qu’il adoptait bien souvent de son côté. Et puis, soyons honnête, elle était bien plus drôle et intéressante quand elle avait bu. L’empêcher de s’embrumer l’esprit à coup de bulles n’était donc pas dans ses projets. « Et je te remercie pour le compliment ! Privilégiée ou non j’espère que tu réalises que le con prétentieux n’apparait que lorsqu’il se trouve à proximité d’une peste arrogante. » Il n’avait pas tourné la tête pour lui répondre, se contentant de fixer le fond de la fontaine où ses pieds jouaient avec les galets. Il ne lui fit face que lorsqu’elle évoqua menace et baignade. Un sourcil grimpant jusqu’au milieu de son front il laissa échapper un rire en croisant le regard de la jeune femme. « Crois-moi, si je veux que tu termines dans cette fontaine les menaces ne feront pas parti du processus. » Il laissa de nouveau couler son regard sur sa robe, s’arrêtant sur ses escarpins vertigineux. « Si j’étais toi je me débarrasserait dès maintenant de ces objets de valeur… Conseil d’ami. » Il insista sur les derniers mots avec une ironie particulière avant de dérober la bouteille aux mains de la belle, vidant à grande gorgées un bon tiers de son contenu. Habitué de whisky pur malt ce n’était pas quelques verres de champagne qui viendrait troubler son organisme et son contrôle de lui-même. Il détacha ses lèvres du goulot et les laissa s’étirer dans un sourire satisfait, presque carnassier. « Cessi. Nous savons l’un comme l’autre que tu n’es aucunement prisonnière de ce petit jeu. » Pour être honnête il ne connaissait personne de plus libre et indépendant que la belle. « Si tu es là ce soir c’est que tu le veux bien. » Il la fixa intensément pendant de longues secondes, laissant un silence lourd de sens s’installer alors que la fête battait toujours son plein à quelques pas de là. « Mais crois-moi, je ne m’en plains pas. » Ils avaient beau user de menaces très régulièrement pour jouer avec l’autre, ils savaient pertinemment qu’ils pouvaient à tout moment et sans conséquence aucune, tourner les talons et déclarer forfait.
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Lun 12 Aoû - 10:44

Perdre n'avait jamais été une option. Une fois lancée dans un jeu, Cessi ne s'arrêtait pas avant d'avoir obtenu le dernier mot ou les gains; pourtant en cette occasion, elle commençait à douter sérieusement de ses chances de réussite. Habituée à manipuler son entourage en usant de simulacres pathétiques et rabaissant, ceux ci ne semblaient pas prendre sur Dorian qui résistait malgré tout à ses attaques répétées. Un adversaire plus coriace qu'elle ne l'avait imaginé, et qui ne manquait pas de titiller sa curiosité. Pour autant elle était plus que déterminée à le plier selon sa propre volonté, une question de fierté sans doute. Il était plus aisé de se voiler la face que d'admettre une vérité dérangeante mais pourtant persistance : derrière ses grands airs de politicien en devenir, il l'attirait. Le fait qu'il s'oppose à elle n'y était cependant pas étranger, au contraire. Peu coutumière à ce qu'on ne lui obéisse pas, ce défi faisait vibrer une corde sensible chez la jeune femme. Encore garante de la bouteille de champagne, elle avala une énième gorgée, histoire de faire passer ces réflexions importunes, l'heure n'était pas aux tergiversations mais à l'action. Il lui restait encore une carte à jouer pour mettre un terme à ces superficialités, la carte de la provocation. Finalement, cette soirée qui était partie si mal, allait prendre une tournure fort intéressante dans les secondes à venir. Pour une fois que son père lui fournissait une distraction des plus exemplaires qui ne résidait pas dans l'argent, un coup à marquer d'une pierre blanche sur son calendrier. « Ha ! Si il n'y avait que l'alcool pour lequel j'ai un penchant. » Phrase à double sens, dont elle prit bien le temps de marquer chaque mot avec exagération. Ses lèvres rouges esquissèrent un sourire narquois, tandis qu'elle le contemplait avec intérêt, cherchant un signe quelconque de sa part. Elle ne donnait pas cher de sa fierté, si elle dégringolait davantage sur cette pente de la perdition. Avait elle perdue la tête ? Flirter avec un des collaborateurs de son père, qui plus est quelqu'un qui la faisait chanter était tout sauf une bonne idée. Néanmoins piégée, Cessi n'avait plus le choix, et ne pouvait revenir en arrière. « Peu importe, j'apprécie la franchise du con prétentieux. » Le ton était amère et froid, et au fond une pointe d'amertume pinça son cœur. Une peste arrogante. D'ordinaire familière à ce genre de propos, elle n'était pas d'humeur ce soir à les entendre, et eut espéré mieux venant de lui. Pourquoi ? Elle l'ignorait, mais regrettait qu'il s'arrête uniquement à cette image qu'elle renvoyait. « Ne me sous estime pas Dorian, tu ne sais pas de quoi je suis capable. » C'était faux, il le savait pertinemment ce qu'elle était prête à faire pour s'assurer une réputation irréprochable. Détenteur de son secret, il était un des seuls dans la confidence de sa maudite expérience à New York, une expérience dont elle ne se remettait pas, aussi stupide que cela pouvait être. Rendre compte d'un tel échec à sa famille était le plus humiliant qui pouvait arriver, les Whittemore étaient des machines bâties pour réussir, s'élever, et non pas pour lamentablement échouer. Dès lors, affirmer qu'elle était capable de tout était un doux euphémisme. « Je t'en prie retire les moi si mes escarpins te gênent tant que ça. » Cessi le défia du regard, alors qu'elle se tournait sur le côté, pour poser les talons sur le rebord. Elle avait vu juste, il allait la faire basculer dans l'eau d'ici peu, ce n'était qu'une question de minutes, et elle se faisait déjà une joie à la perspective de lui faire payer la note du pressing. Un montant à six zéros qu'il ne pourrait évidemment pas honorer. « Parce que je veux et je peux, oui. » Souffla t-elle plus à sa gouverne que pour lui, afin de se convaincre de ses dires. Il ne le voyait pas, mais l'alcool ayant produit son petit effet, elle était plus à sa merci qu'il ne le pensait. Elle abandonnait lentement mais surement, il gagnait. Échec et mat. « Je le sais. » Tout comme elle savait pertinemment que ses intentions n'étaient pas louables, tout ça, eux, cette fontaine, le champagne, participait de son ambition à obtenir une reconnaissance que seul son père pourrait lui fournir. « Qu'est ce tu attends de moi exactement Dorian ? » Cruelle abdication de l'esprit, en parfait désaccord avec son corps qui brulait d'un désir inassouvi. « En quoi maintenir la garce arrogante sous ta coupe est il utile ? Dis moi tout avant que je n'abime ce joli visage d'une gifle. » Une lueur d'animosité traversa ses prunelles dorées, et elle étouffa un bâillement, déjà à côté de la plaque. Les méfaits du champagne avaient raison de son petit gabarit chancelant.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mar 13 Aoû - 3:13

Dorian n’avait clairement pas prévu ce changement de ton dans la voix de la jeune femme. S’il s’était permis de la qualifier de la sorte c’était qu’elle en avait fait autant avec lui. Et soyons honnêtes, ce n’était pas la première fois qu’ils se lançaient des noms d’oiseaux. Mais il semblait que ce soir, ses mots avaient touché la jeune femme d’une façon différente, et il s’en voulu immédiatement. Ne laissant rien paraître il sonda rapidement les traits du visage de Cessi, comme à la recherche de réponses expliquant ce comportement inhabituel. Elle n’était pas du genre à s’offenser et prendre la mouche, mais à cet instant, la lueur de colère mêlée de tristesse qui flottait dans ses prunelles déstabilisait le jeune politicien. « Je… » Que voulait-il qu’il lui réponde? Leur petit jeu prenait un tournant qu’il lui semblait désormais impossible d’éviter. Et alors qu’il plongeait son regard dans le sien, il sentit que cette conversation changerait leur relation. Restait à savoir dans quel sens… Il soupira. « Il me semble que tu as déjà ton idée toute faite sur la question. » Apparemment elle avait l’air de croire qu’il ne faisait que se servir d’elle. Il ne pouvait l’en blâmer, après tout il la faisait chanter depuis un bon moment, et ses ambitions politiques teintaient chacune de ses actions de motifs peu louables. Mais la déception qu’il avait ressenti à sa question lui fit comprendre qu’il avait espéré plus d’elle. Il s’était laissé prendre à son propre jeu. Pourquoi ne pouvaient-ils pas continuer leur relation comme elle l’était? Pourquoi fallait-il que les choses se compliquent? Il hésita un instant à se chausser et tourner les talons mais le regard de la rouquine l’ancra dans la fontaine et il soupira de nouveau, haussant les épaules. « Je pourrais également m’offenser du choix de termes utilisés pour me décrire. » Commença-t-il avec un léger sourire, sans chercher à tourner au conflit une conversation qui avait pourtant commencé sur le ton de la taquinerie complice. « Cessi, crois-moi, si mon seul intérêt était d’entrer dans les bonnes grâces de ton père je pourrais aussi bien y parvenir par moi-même. » Il sonda son regard, désormais embué par l’alcool, et se demanda s’il était bon de continuer cette conversation ou d’y mettre un terme de manière galante et délicate. Il savait que quoiqu’il dise ou quoiqu’il fasse elle s’était déjà faite son idée sur lui, probablement à la minute ou elle avait posé ses yeux sur lui. Il ne savait pas comment la faire changer d’avis sur lui, sans doute parce que lui-même n’avait aucune idée de qui il était à l’heure actuelle… « Dois-je préciser que dans ma bouche, garce arrogante n’a rien d’une insulte ? » Elle devrait le savoir depuis le temps… Bien sûr, il se doutait que rares étaient les personnes qui auraient aimés être qualifiés de la sorte. Mais c’était de Dorian et Cessi qu’il s’agissait ici. Son regard tomba sur les escarpins mentionnés plus tôt et désormais à quelques centimètres de sa jambe. Il se prit un instant à contempler la courbe de son pied, sa cheville, son mollet puis, d’un geste impulsive et totalement stupide il fit basculer la jeune femme dans la fontaine, s’éclaboussant à grands flots au passage. Il savait qu’il venait de signer son arrêt de mort, mais il ne supportait plus le poids de cette conversation dont il ne savait comment se sortir. Noyer Cessi Whittemore lui paraissait une meilleure option que de lui avouer préférer sa compagnie à celle de la plupart des habitants de Woodley Mills. Il la fixa en riant alors qu’elle ressortait la tête de l’eau, ses cheveux plaqués à ses tempes et son regard assassin planté dans le sien. « Si ça peut te rassurer à cet instant tu tiens plus d’une sirène des contes pour enfants que du poisson rouge de ma petite sœur. » Non, vous ne rêviez pas, Dorian venait bien de la complimenter. De façon très détournée certes, mais tout de même. Pas sûr que ça réduise le poids de la sentence qui allait s’abattre sur lui dans un instant…
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mar 13 Aoû - 7:33

Les yeux perdus sur la fontaine, elle rêvassait, bercée par le bruit sourd de l'eau qui tombait sur la pierre froide. L'alcool aidant, son corps se détendait lentement, et si elle eut fermé les yeux, nul doute qu'elle se serait endormie dans la fraicheur de la nuit. Pour la première fois depuis plusieurs mois, Cessi se sentait libre d'être elle même, nul n'était besoin de mentir, Dorian était déjà dans la confidence. Or cette particularité le rendait unique à ses yeux, et si elle n'en toucherait probablement jamais un mot, elle lui était redevable pour ces instants de quiétude qu'il lui offrait malgré lui. Certes, elle n'était pas à l'abris de son ambition dévorante, et par conséquent qu'il la trahisse en révélant le pot aux roses, mais elle aimait - elle voulait - croire qu'il ne le ferait pas. Lui comme elle, trouvait chez l'autre, une utilité non négligeable. Bien que cette utilité prenait un tout autre aspect après quelques coupes de champagne. Regrettant déjà ses propos qui témoignaient d'une hypothétique vulnérabilité de sa part, elle se redressa les lèvres pincées, il fallait se ressaisir immédiatement. Ne montre jamais tes faiblesses lui avait dit une fois son père; probablement la seule leçon de politique à laquelle elle avait prêté attention afin qu'il lui fiche la paix. « Ta pseudo sincérité est presque touchante. Met la de côté, elle ne te servira bientôt plus à rien quand tu seras comme eux, ou comme moi. » Lâcha t-elle finalement d'une voix sèche. Si il était trop tard pour son compte, avec un peu de chance à force de fréquenter ce monde malsain et fastueux, Dorian lui tournerait le dos, et elle espérait ardemment que ce soit le cas pour une seule raison : il méritait beaucoup mieux que ça. Hélas les hommes et le pouvoir étaient deux notions indissociables. Quoi qu'il en soit, la parenthèse compassion était à refermer désormais, être gentille avec lui n'était pas se rendre service. La rouquine soupira de frustration, il fallait qu'elle boive à tout prix, pour que cette conversation s'efface de sa mémoire, car elle n'aimait pas la tournure que les événements prenaient. « Et encore, je n'ai pas utilisé tout le vocabulaire que j'ai sous la main. » En réalité peu de personnes avaient eu la chance d'échapper aux sobriquets fort sympathiques qu'elle se plaisait à coller sur leur dos en toute franchise, puisqu'une fois n'était pas coutume, elle n'hésitait pas à le clamer haut et fort (avec une franchise sans pareil), fière de sa supériorité illusoire. « Je suis prête à prendre les paris la dessus. Je te remercie de me considérer comme la solution de facilité, je vois que tu n'as toujours pas saisis qui étaient les Whittemore. » Triompher et obtenir une once de considération de la part de cette famille était presque mission impossible, tant ils se plaisaient à écraser autrui de leur superbe. Il n'était pas au bout de ses peines si il désirait briller devant le patriarche, qui était probablement le pire de tous, et jeune femme en était la preuve vivante. Elle, sa propre progéniture, dont il usait comme une poupée idiote. Qu'à cela ne tienne, elle prendrait sa revanche. « Je ne sais pas si je préfère quand tu joues au con prétentieux, ou quand tu es honnête. En tout cas, tu sais parler aux femmes Dorian. Je suis curieuse, elle marche vraiment celle ci ? » Une garce arrogante. Étrangement, à force d'y songer, elle en réussit presque à sourire, se décrispant. Il n'aurait pas su trouver mieux pour la décrire, du moins pour qualifier la Cessi qu'il connaissait, bien que garce conservait une connotation à laquelle elle dérogeait. Désagréable, désinvolte, elle remplissait aisément les cases, mais guère pour la partie de mauvaise vie, concernant des éventuels déboires sentimentaux. Au contraire, elle demeurait intouchable en la matière. Elle se tourna vers lui, toute once de gentillesse ayant disparu de ses prunelles, remplacée par la curiosité et l'amusement. Ce qui suivit fut prévisible, mais elle accusa le coup avec rage, trempée jusqu'aux os. Tout était ruiné, ses magnifiques boucles rousses, sa robe de créateur, son maquillage, sa pochette, tout. Sa remarque eu le don de la faire partir au quart de tour, la fureur coulant dans ses veines, alors qu'elle se redressait avec écoeurement. « Espèce de crétin, ça te fait rire ? » La situation était tout sauf drôle, elle se sentait souillée et plus bas que terre, telle une reine déchue de son trône. Sans ses attributs matériels, elle n'était rien. « Aarrgh la ferme Dorian. Tu crois que j'en ai quelque chose à foutre du poisson de ta soeur ? » Le tissus humide collé sur sa peau, suscitait chez elle une mine profonde de dégout, et elle n'avait qu'une seule envie : rentrer se changer. « Cette robe vaut une putain de fortune, merde. » Essayant d'avancer pour revenir à la surface, elle luttait avec la lourdeur des vêtements : porter une robe aussi longue était définitivement une plaie certaine, c'était pourquoi elle privilégiait d'ordinaire celles qui ne dépassaient pas la hauteur des genoux. « Je vais te tuer Dorian, laisse moi juste aaaah. » S'empêtrant dans les pans de textile, elle tituba sur quelques centimètres, et vint s'agripper à ses jambes, le trainant à son tour dans l'eau glacée. Tel était pris qui croyait prendre. D'un geste de la main, elle l'aspergea d'une giclée, parachevant sa vengeance, un sourire narquois sur ses lèvres pourpres. « C'est toute suite moins drôle hein... » Elle le toisa avec espièglerie, et se surpris à étouffer un petit rire de gamine. Ils avaient peut être l'air de deux idiots, dégoulinant et décoiffés, mais, l'espace d'un instant, il n'était plus le politicien ambitieux, elle n'était plus la garce : ils étaient eux. Enfin eux. Rien qu'eux, sans spectateur, sans jugement, sans prétention. Juste eux.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mar 13 Aoû - 10:57

Merde. Il continuait d’avoir tout faux sur toute la ligne. C’était à croire que quoiqu’il dise, Cessi s’en offenserait. Il aurait vendu père et mère pour lire dans ses pensées à cet instant. Enfin… s’il avait eu des parents à vendre. L’ironie de sa pensée le fit rire jaune et il se chargea de descendre deux nouvelles gorgées de champagne pour éloigner les spectres parentaux avant qu’ils ne l’obsèdent trop et rende sa nuit insupportable. Mission sans doute impossible, le souvenir de ses parents venant le hanter plus que de raison. Olivia prétendait que c’était parce qu’il n’avait pas vraiment fait son deuil. Qui sait, sans doute avait-elle raison, mais y avait-il une règle à suivre ? Un guide pour accepter la mort de ceux qui vous avaient donné la vie ? Une recette pour oublier le fait que les deux êtres que vous admiriez le plus ne fassent plus partie de ce monde ? Il en doutait. Et jusqu’à ce que quelqu’un ne vienne lui apporter un remède magique il se contenterait de sa solution à lui, se comporter comme un parfait connard, grimper l’échelle sociale pour atteindre un monde d’hypocrisie où personne ne s’intéressait vraiment de savoir comment il allait, et surtout, surtout, ne pas s’attacher plus que de raison à ces créatures si éphémères qu’étaient les êtres humains. Voilà sans doute pourquoi il passait du temps avec Cessi, parce que quelques soient les sentiments qu’il pourrait ou aurait pu avoir à son égard, ils ne prendraient jamais vie au-delà que dans son esprit. Bien trop différents, une relation amoureuse entre les deux jeunes gens était voué à un désastre sans précédent et ils le savaient aussi bien l’un que l’autre. Jouer de cette tension était en quelque sorte un moyen pour eux d’échapper à une réalité qui les étouffait, à une vie qui ne leur convenait pas mais dont ils ne pouvaient s’échapper. Ils s’aidaient mutuellement à faire face à un quotidien dont ils étaient prisonniers. Et cette soirée en était un parfait exemple. La très fière et orgueilleuse Cessi Whittemore se retrouvait les quatre fers en l’air dans un bassin simplement illuminé par la lueur d’une lune pleine, une bouteille de champagne presque vide trônant sur le rebord. Heureusement pour eux, aucun journaliste ne s’était aventuré dans le parc, l’image aurait valu de l’or. Dorian se pencha, un large sourire toujours accroché aux lèvres, et tendit la main à la belle. Main qu’elle refusa, bien évidemment trop fière pour se laisser aider. A la place elle glissa et entraîna le jeune homme avec elle. Manœuvre que ce dernier rapprocha plus d’une vengeance que d’un accident dû à sa maladresse ou son état d’ébriété. Ressortant la tête de l’eau il la secoua vivement, ses cheveux éclaboussant le visage de la belle alors qu’il riait franchement, loin d’être outré ou vexé par le geste de Cessi. « Je trouve ça plutôt drôle moi. » Il jeta un œil alentours pour s’assurer que personne ne es regardait et se rapprocha de la jeune femme pour sonder son regard. Les traînées de mascara qui marquaient son visage lui donnait un air triste qui vint serrer le cœur de Dorian. Moins apprêtée, désormais débarrassée – à ses dépens – des artifices dont elle se parait et derrière lesquels elle se cachait habituellement, Cessi lui apparaissait enfin telle qu’elle était. Et Dorian devait se l’avouer, cette version détrempée de la jeune Whittemore lui plaisait encore plus. « Allez, avoue que tu t’amuses aussi. » Il avança sa main vers le visage de la jeune femme, la déposant délicatement sur sa joue, son pouce venant effacer le noir qui cernait son regard. « Au moins un petit peu ? » Ajouta-t-il d’un ton presque suppliant. Certes, il avait ruiné sa tenue – dont il ne voulait pas connaître le prix, ayant trop peur de risquer la crise cardiaque – et avait très certainement amoché l’égo de la belle, mais elle devait avouer qu’il était de bien meilleur compagnie que tous les partisans de la campagne de son père qui s’amassait dans la salle de bal. Son pouce terminant sa course en venant effleurer les lèvres toujours pourpres de Cessi il esquissa un léger sourire, beaucoup moins moqueur et beaucoup plus sincère que le précédent et vint croiser son regard avec un peu plus d’intensité. « En tous cas moi je n’ai envie d’aller nulle part. » Souffla-t-il dans un murmure presque inaudible sans la lâcher des yeux alors que sa main quittait la bouche de la jeune femme pour revenir placer derrière son oreille une mèche humide qui lui barrait le front.
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Cessi Whittemore
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Mer 14 Aoû - 7:40

Chacun montrait une facette différente de sa personnalité au monde extérieur, et aucun n'osait dévoiler ce dont il était réellement constitué. Le faire eut été dangereux, car ce qui pouvait être vu, pouvait être su, dès lors il était possible de manipuler, ou de devancer son adversaire. Découvrir ce que l'autre cachait était une compétence fine et délicate, qui, pour celui qui la détenait, revenait à une arme puissante, comme l'épée ou l'arc l'était pour le guerrier. Or la rouquine était à l'exact opposé de ce cas de figure, et se trouvait dans la position inversée, autrement dit dans la ligne de mire de Dorian, garant de ses nombreux mensonges. Pourtant depuis quelques minutes, cette barrière entre eux s'effilochait peu à peu, l'alcool n'y était probablement pas étranger mais pas seulement. Mise à nue par une eau glaciale, elle n'était plus Cessi Whittemore, mais uniquement Cessi, celle qui n'apparaissait presque jamais aux yeux de tous, et dont le côté vulnérable n'était pas camouflé par du maquillage, ainsi qu'une panoplie considérable de babioles de luxe. Et quelque part, cela faisait du bien, ne plus prétendre, libérait un poids considérable de ses épaules, c'était simple : elle revivait. Bien sur, elle lui en voulait terriblement pour son geste déplacé, mais elle ne s'était pas sentie aussi vivante depuis plusieurs mois, pour cela elle lui en était reconnaissante. Dorian lui avait offert la perspective de s'échapper quelques heures de ses devoirs, mais surtout de son patronyme. Elle l'observa du coin de l'oeil se secouer dans le but se sécher, et esquissa un sourire malgré elle : il était ridicule, et d'une certaine façon, adorable. Cette pensée saugrenue lui fit aussitôt froncer les sourcils, elle n'avait jamais envisagé les choses sous cet angle, et à vrai dire, s'imaginait très mal le fréquenter de la sorte. Il était lui, et... elle était elle. Deux lignes parallèles vouées à ne jamais se croiser. Elle n'aurait de toute façon fait qu'une bouchée de lui, son caractère des plus détestable avait en général raison de toutes ses histoires de coeur éphémères. Exigeante, elle voulait un amour difficile, dévastateur, douloureux, et extraordinaire. Des caractéristiques peu susceptibles d'être remplies par n'importe qui, si ce n'était par quelqu'un tout court. Ayant toutefois réussis à lui arracher un rire cristallin, il était d'hors et déjà gagnant dans son estime. « Je m'amuse.... un peu. » Concéda t-elle finalement d'une voix taquine, une lueur malicieuse au fond des yeux. Qu'il soit véritablement sincère ou non avec elle, était devenu le cadet de ses soucis, elle désirait juste que cette parenthèse dans leurs chamailleries coutumières dure aussi longtemps que l'état d'excitation dans lequel elle se trouvait. Fort heureusement pour eux ceci dit, nul photographe ou journaliste se terrait dans le coin, auquel cas le résultat eut été catastrophique, tant à cause de leur comportement que son accoutrement. A ce titre, Cessi tenta vainement d'essorer le tissus gorgé de liquide, tout comme ses cheveux, mais l'effort bien qu'honorable était insuffisant, si bien qu'elle abandonna, dépitée. Elle s'apprêtait à répliquer, qu'il fallait qu'elle rentre se changer quand il la prit subitement de court, en venant effleurer délicatement sa joue. Le résultat fut instantané : son cœur manqua un battement, et ses pommettes se tintèrent de rouge, tandis qu'elle le scrutait avec étonnement. Depuis qu'ils se connaissaient, ils n'avaient jamais été aussi proches, et cette proximité nouvelle la chamboulait, pire encore, un brasier avait pris possession de son corps. Que lui avait il fait ? Suspendue à ses prunelles, elle n'osait pas bouger, captivée par celui qui la malmenait d'ordinaire, et si la torture ressemblait à ça, elle ne donnait pas cher de son âme. Néanmoins, elle devait y mettre un terme, juste avant que tout ne devienne bien trop compliqué pour eux, et qu'il soit trop tard pour reculer. « Dorian ne me touche.. » Les mots s'évanouirent dans les airs : elle n'était pas capable de lui demander d'arrêter, le contact léger de sa paume sur sa peau était bien trop agréable pour être stoppé. Elle en avait cruellement besoin. Besoin de ce contact, de sa présence, de lui. Ses doigts sur ses lèvres la firent tressaillir, et elle ferma les paupières, il savait donc comment faire flancher les femmes, et même, elle, Cessi ne pouvait lutter. A sa merci, elle abandonna, et lorsqu'elle ouvrit les yeux, ce fut pour le fixer avec intensité. Brisant les derniers centimètres qui les séparaient, elle se colla subtilement contre lui. « Moi non plus je ne veux pas partir. » Chuchota t-elle tout bas à son oreille, en caressant rêveusement le creux de sa nuque, partagée entre l'inconnu et le désir qu'il suscitait chez elle. « N'es tu pas riche en surprises Dorian. » Sans le quitter une seconde du regard, elle laissa ses doigts jouer avec le col de sa chemise, un air mutin sur ses traits. « Je ne suis pas l'histoire d'une seule nuit, et je ne serais pas la tienne. » Ayant très bien compris où tout ça allait mener, elle avait préféré prendre les devants, mais savait très bien au fond d'elle même que ce n'était pas nécessaire. Il l'avait trop appâté pour qu'elle daigne se refuser à lui, ce n'était que se donner bonne figure. Quand elle était avec lui, le monde entier était debout, Dorian était son seul et unique plaisir; elle était déjà à lui, qu'elle le veuille ou non. Par conséquent,sa phrase ressemblait davantage à une vaine supplication pour qu'il la surprenne, plutôt qu'une mise en garde. Pour une nuit ou non, elle était sienne.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Jeu 15 Aoû - 5:46

Dorian s’était préparé à recevoir une gifle monumentale ou une vague d’insultes dont seule Cessi avait le secret. Il s’était attendu à ce qu’elle le repousse, le rejette, et pourquoi pas se moque de lui ouvertement afin de le mettre plus bas que terre. Après tout, il avait ruiné sa tenue et son maquillage, avait écorné l’image parfaite qu’elle se donnait en société… Et connaissant le caractère de la rouquine, il s’était plus attendu à l’explosion du volcan qu’à sa mise en sommeil. Ce fut donc un regard noyé de surprise et de confusion qu’il posa sur elle lorsqu’elle se rapprocha subitement, venant coller au sien son corps humide et tremblant. Il se demanda si les frissons de la belle étaient à mettre sur le compte de cette nuit fraîche ou de leur proximité toute nouvelle. Il eut espoir que la seconde explication soit la bonne. Les mots qu’elle murmura firent soudainement vibrer son cœur, le faisant battre un peu plus vite et un peu plus fortement que d’habitude. Il sentait ses doigts courir le long de sa nuque et ne pu empêcher le sourire béat qui étendit ses lèvres alors qu’il ne la quittait pas de yeux. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait à cet instant mais ne tenait pas à l’expliquer. Il préférait le vivre, le ressentir et se laisser porter par un courant qui les mèneraient peut-être à leur perte mais dont il se délecterait jusqu’au bout. « Je suis ravi que nous ayons finalement trouvé un terrain d’entente. » Souffla-t-il en retour alors que sa main qui était passée des lèvres à l’oreille de la jeune femme courait désormais le long de son épaule nue, effleurant sa peau diaphane avant de de terminer sa course sur sa chute de rein. Les derniers mots de Cessi vinrent le frapper en plein visage. Pourtant prononcé à demi voix, comme un aveu que l’on n’était pas sûr de vouloir partager, ils s’insinuèrent dans chaque fibre du corps de Dorian qui se tendit brusquement, ne relâchant pas pour autant l’emprise qu’il avait sur la taille de la jeune femme. L’histoire d’une nuit… Le jeune politicien n’avait jamais envisagé Cessi de la sorte. Peut-être simplement parce qu’il n’avait jamais imaginé une seule seconde ce rapprochement qu’ils vivaient à cet instant. Son intention n’avait pas été de la blesser. Il s’était servi d’elle à de maintes reprises, certes, mais dans un jeu où les cartes avaient été équitablement réparties dès le départ. Jouer avec les sentiments de la jeune femme n’avait jamais fait partie de son plan. Et pour la seconde fois cette nuit il se sentit pris à son propre piège. « Je n’ai jamais pensé une seule seconde que tu puisses l’être… » Répondit-il d’un ton sincère, son pouce traçant des cercles sur le tissu gorgé dos qui couvrait encore la peau de Cessi. Il ne savait pas bien quoi comprendre de cet aveu. Voulait-elle seulement lui dire qu’elle n’accepterait pas une aventure sans lendemain ou cherchait-elle à lui faire comprendre que toute évolution possible de leur relation dans ce sens était à proscrire. Déstabilisé il cherchait à lire dans son regard des réponses qu’il ne trouvait pas. Il essaya d’y lire ce qu’il avait envie d’entendre mais en vain. Il n’avait guère eu qu’une ou deux relations sérieuses dans sa vie. La première, avec sa plus vieille amie d’enfance, s’était soldée par un désastre et la seconde avait débuté peu de temps après le décès des parents de Dorian, une période qui n’avait finalement pas été propice à la construction de bases solides et saines pour une relation amoureuse. Depuis, le jeune homme avait préféré ne pas chercher à s’attacher, entretenant des histoires superficielles qu’il savait vouées à l’échec. Cette vie lui convenait, il ne prenait ainsi pas le risque de perdre une autre personne à laquelle il aurait tenu. Oui, il vivait en paix avec ses choix… jusqu’à l’arrivée de Cessi dans sa vie. Qu’il ait cherché à lutter contre ses sentiments pendant longtemps ou qu’il les ait simplement nié pour ne pas y faire face, Dorian se retrouvait désormais confronté à une réalité brute et impossible à éviter : Cessi Whittemore lui plaisait. Beaucoup. Et son regard maintenant fixé aux lèvres de la rousse ne pouvait tromper personne. « Cessi, je… » Hypnotisé il serrait la jeune femme contre lui, approchement doucement mais dangereusement son visage du sien, ses lèvres des siennes. Les pensées se bousculaient dans sa tête. Elle méritait tellement mieux. Mieux que l’épave qu’il était. Mieux que l’homme qu’il cherchait à devenir. Elle valait beaucoup mieux que ça, que lui. Ses yeux remontèrent jusqu’au sien et son cœur battit plus fort encore, presque douloureusement. « Et puis merde. » Lâcha-t-il finalement dans un souffle avant que ses lèvres ne percutent celles de Cessi dans un baiser farouche. Ses deux mains se joignirent dans le dos de la jeune femme alors qu’il la tenait contre lui, ses paupières se fermant pour mieux savourer cette étreinte qu’il avait tant de fois imaginée. A cette minute précise il ne pensait plus à toutes les raisons pour lesquelles il aurait dû se tenir loin d’elle, tourner les talons et ne plus la revoir. A cette minute précise il n’était plus rien que le prisonnier d’un désir ardent qui le consumait comme un brasier.
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MessageSujet: Re: [hotel] the coal hits the fire   Jeu 15 Aoû - 9:09

Dehors dans la pénombre, il faisait froid, une sensation d'autant plus accrue, qu'une petite brise s'était levée. A quelques mètres de là au bord d'une fontaine dans le parc adjacent au grand hôtel, Cessi se tenait immobile dans les bras de Dorian, le souffle coupé, et le coeur frappant avec insistance contre sa poitrine. Le regard du jeune homme la perforait de part en part, décuplant ce désir soudain qui s'était emparé de son corps, lequel chantait en symphonie avec celui du politicien. Qui l'eut pourtant cru, que deux heures auparavant, ils finiraient collés l'un contre l'autre, trempés ? Personne. Leur histoire était tout autant improbable que la fin de la pauvreté dans le monde. Ils n'étaient pas fait pour être ensemble, ils ne pouvaient pas être ensemble. Du moins, c'était tel qu'elle aurait du concevoir les choses, mais elle n'y parvenait pas, incapable de le rejeter. Ce rapprochement lui avait ouvert les yeux, sur une vérité trop longtemps mise de côté, derrière tout leurs jeux et leurs reproches, elle l'appréciait plus que la raison ne voulait l'admettre. Mieux encore, il l'attirait, et elle le désirait. Alors elle se tu, craignant que les mots ne la trahissent, qu'ils aillent à l'encontre de ses sentiments. Certes, elle vendait son âme au diable, mais elle le faisait de bonne grâce. Il la contrôlait, et sans doute avait il toujours eu ce pouvoir sans même le soupçonner. De cette première fois où ils s'étaient parlés, à cette soirée, il était celui qui menait la danse, elle n'avait fait que suivre docilement. Et même, si elle n'aimait pas céder aussi aisément à l'autre sexe, pour lui, elle pouvait faire une exception, tant elle ressentait ce vif besoin de gouter sa peau, sa bouche, et s'agripper à ses cheveux qu'elle critiquait si souvent. A cette pensée, un sourire timide se dessina sur son visage, et délicatement, elle laissa sa main glisser sous sa chemise, dessinant du bout des doigts les contours de sa clavicule. Si elle le connaissait pour le croiser régulièrement aux côtés de son père, elle mourrait d'envie de découvrir le reste, et révéler une partie de ses secrets qui lui échappaient. C'était simple, elle avait Dorian sous la peau. Coup d'un soir ou pas, là n'était plus le problème, désormais seule la question du quand, flottait dans son esprit. Quand allait il enfin la prendre dans ses bras et l'embrasser jusqu'à ce qu'elle en perde sa respiration ? Il lui sembla que bientôt ne serait jamais assez rapide. Dans ses paroles, toutefois, elle su qu'il allait enfin craquer, et son estomac se contracta immédiatement. Ce soir, elle lui offrirait tout ce dont elle disposait, son corps, ses courbes, sa fierté, mais il fallait qu'il les prenne toute suite, avant que sa conscience ne revienne à la surface, et la fasse fuir. Puis, il brisa enfin les derniers centimètres les séparant. Son palpitant explosa au contact de ses lèvres qui vinrent rencontrer les siennes en une étreinte parfaite, tandis que ses mains s'accrochaient à ses vêtements. Elle le tenait si fort contre elle, qu'il aurait pu tomber, elle l'aurait retenu. Ce baiser paracheva la métamorphose qui s'était opérée chez la rouquine. Cessi n'arrivait plus se détacher de lui, toute sa logique, et sa témérité qu'elle avait agencé pour construire ce personnage si froid et hautain volaient en éclat pour ne laisser place qu'à la fille qui vivait sans crainte du lendemain et des apparences. Elle ferma les yeux : ce n'était plus la peine de penser aux conséquences, le mal était déjà fait, et elle voulait consommer toute cette culpabilité. A contrecoeur, elle rompit leur lien, et chercha à capter son attention, ses pommettes rosies par l'émotion. « Dorian... » Non, elle n'avait pas la force pour la suite, c'était au dessus de ses moyens. Elle nicha sa tête dans le creux de son épaule, respirant son odeur dont elle voulait s'envelopper éternellement. Plus rien n'avait d'importance en cet instant. « Tu es bel et bien plus surprenant que je ne le pensais. » Et ce n'était pas peu dire. Elle se redressa, et effleura sa joue d'un geste léger, avant de l'embrasser à son tour avec effusion. La haine qu'elle portait à son égard s'était muée en convoitise, laquelle, transparaissait dans chacune de ses actions. Se déportant légèrement sur le côté, elle glissa ses doigts entre les siens, et bercée par les notes de musique qu'ils entendaient au loin, elle dodelina d'un pied sur l'autre, l'entrainant avec elle. Le temps s'était arrêté : ils étaient libres, et derrière les dernières traces de maquillage qui barraient ses joues, on pouvait deviner la joie, et l'amusement. Cependant, il manquait une dernière inconnue dans cette équation. « Il est peut être temps de rentrer... » Murmura t-elle finalement dans un soupire, pressée de se débarrasser de cette robe trempée qui lui pesait sur le dos. Le message bien que clair pouvait sous entendre deux hypothèses, qu'elle lui laissait le loisir de choisir. Il avait les cartes en main, car oui, Dorian la tenait en joug.
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